Tant la situation sociale marquée par l’augmentation sans précédent de la précarité (y compris pour les foyers ayant des revenus issus du travail), que de l’augmentation des séparations, du doublement en moins de 5 ans du nombre de familles monoparentales, bousculent la vie des Français.

La hausse des charges (logement, énergie, alimentation, carburant) réduit le budget disponible, la baisse des ressources augmente les tensions.

Cette situation entraîne des tensions dans le secteur du logement par une augmentation de la demande et une augmentation de l’assistanat des familles. « Par ailleurs, l’augmentation du coût des énergies et leurs doublements prévus dans les 20 prochaines années posent un problème de société, car les travailleurs ne pourront plus se rendre sur leur lieu de travail. La précarité énergétique devient un souci majeur. »

Les jeunes sont touchés par le retard d’entrée dans la vie active, le chômage de masse et le peu d’emploi disponible, tirant les salaires vers le bas et ne permettant pas de vivre dignement, mais de survivre.  Enfin les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, et particulièrement chez les femmes qui ont de plus en plus du travail à temps partiel ou indépendant faute de mieux afin de survivre. La survie est devenue la priorité d’une très grande majorité de nos compatriotes. Le pire arrive, puisque qu’après avoir sacrifié les loisirs, les vacances, le logement, les transports, l’énergie, la santé. Trop nombreuses sont les familles qui utilisent le budget alimentation comme variable d’ajustement.

La précarisation d’un grand nombre de femmes, dans la sphère familiale, les pousse à se prostituer, à rester avec un homme violent de peur de se retrouver à la rue du jour au lendemain seul ou avec les enfants, à être victime de toutes formes de harcèlement ou de sévices. Ce qui impacte le psychisme de ses victimes et de leurs enfants. Ce qui peut se traduire par des troubles dépressifs ou anxieux, des idées suicidaires ou des passages à l’acte, ainsi qu’une mauvaise santé physique. Quant à la sphère économique, elles sont touchées par la discrimination salariale par rapport aux hommes, aux problèmes de garde d’enfant (souvent obligé de prendre un congé parental avec de faibles ressources), le chômage, une double vie (travail + logement), les horaires atypiques et le temps partiel subi. Ce pose également le problème de l’accès aux soins et à la contraception et l’accès à un emploi durable qui permettait une plus grande autonomie et une sécurisation personnelle et sociale.

Il faut bien comprendre que les revenus n’augmentant pas, contrairement aux dépenses, il faut bien faire un choix, tous les foyers ont d’abord des charges fixes (loyer ou crédit), abonnement téléphonique fixe et portable, internet, électricité, eau, gaz pour certains, frais de scolarité ou de cantines des enfants, remboursement de crédit automobile, travaux ou revolving, abonnements divers ; puis des charges variables, consommation téléphonique, d’électricité et de gaz, ainsi que les carburants pour ceux qui utilisent leur véhicule ou la carte de bus, reste l’alimentation, l’habillement et les loisirs qui sont les postes ou réellement la différence peut-être faite. Un peu plus de 55% des Français paient en plus l’impôt sur revenu, tous les foyers paient la taxe d’habitation, les taxes locales et les propriétaires la taxe foncière. Sur chacun de nos achats, nous payions tous la TVA – taxe sur la Valeur ajoutée – de 2,1 % pour les médicaments, 5,5 % pour les produits alimentaires et 20% pour le reste.

La marge de manœuvre est donc réduite dans beaucoup de foyers, qui se tournent vers les solutions économiques comme le low cost. Enfin, ayant peur de l’avenir, il essaie de mettre de l’argent de côté, d’épargner pour leurs retraites ou un projet.
Bruno souhaite vous faire partager une de ses analyses : Le constat était simple à l’époque (1998-2010) et il l’est toujours aujourd’hui, « les familles souffrent de plus en plus financièrement, elles n’arrivent pas à terminer les mois sans avoir recours au découvert bancaire ou pire (ne s’alimentent pas ou mal). Cette situation dans un pays comme le nôtre est inacceptable. 5e puissance économique mondiale, qui regorge d’aliments, sa population devrait pouvoir manger à sa faim. De plus en plus de nos concitoyens, de toutes confessions et origines sont victimes de la crise, d’une mauvaise gestion budgétaire, d’un mal endettement ou pire d’un surendettement. Ses difficultés créent des tensions familiales et externes. »[1]

Crise des gilets jaunes
 
Cette crise était prévisible, Bruno l’avait prévue dès 2005 et en avait fait part, dans les demandes de subventions aux collectivités locales, qui n’en ont pas tenu compte. Elle est issue d’un malaise profond de notre société.

L’élite ne pourra jamais comprendre la position et les désirs des Français, étant totalement déconnectée de la réalité.  Depuis 50 ans, le discours politique ne répond pas aux attentes des Français, qui veulent plus de justice, de solidarité et d’équité. Les gouvernants ont dépensé notre argent, nos impôts nous ont endettés pour des générations. Nos arrières petits-enfants (qui ne sont pas encore nés) rembourseront notre dette actuelle et les retraites ne sont pas assurées. Des sacrifices devront être consentis par tout le monde, pour arriver à nous sauver, à financer notre protection sociale, les retraites actuelles et futures, la dépendance et notre mode de vie.

La Bible nous dit : « Mieux vaut le peu du juste que l’abondance de beaucoup de méchants ; car les bras des méchants seront brisés, mais l’Éternel soutient les justes.  L’Éternel connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à jamais.  Ils ne sont pas confondus au temps du malheur, Et ils sont rassasiés aux jours de la famine. Mais les méchants périssent, Et les ennemis de l’Éternel, comme les plus beaux pâturages; Ils s’évanouissent, ils s’évanouissent en fumée. Le méchant emprunte, et il ne rend pas; Le juste est compatissant, et il donne. » Psaumes 37.16-21)

Le peuple français ne peut plus vivre dans une situation si inégalitaire, si scandaleuse.

Nous pensons que la France va mal, hormis le chômage de masse, les problèmes d’insécurité, la France va bien. Les gouvernants entretiennent une pression psychologique sur la population pour maintenir un contrôle indirect sur elle. La France est très riche, il y a qu’à voir le train de vie de nos gouvernants, de nos administrations et des collectivités locales. À une époque où les autres gouvernants européens sont au régime, nous continuons à dépenser, à jeter l’argent par les fenêtres avec des logements de fonction, des frais de représentation, des voyages ; alors que nous manquons d’infirmières, de policiers ; que le manque d’entretien de nos infrastructures est criant (réseau ferroviaire et routier, hôpitaux, commissariats, facultés, écoles, etc.).
Nous ne sommes plus dans un régime démocratique. C’est donc à juste titre que la Cour de Justice de l’Union Européenne a condamné la FRANCE pour manquement aux dispositions de l’article 43 du Traite de l’Union Européenne. La FRANCE n’est nullement le pays des droits de l’Homme, c’est une dictature basée sur la roublardise et sur le concept fielleux de service public, en réalité, un système de mafia de droit public au service de ” soixante-huitard ” attardés, mais surtout de la franc-maçonnerie. Ce qui explique bien le régime féodal actuel, régi par les castes.

Les Français savent très bien que les prix ont augmenté et que leur pouvoir d’achat[2]  a baissé ses vingt dernières années. Les loyers et l’immobilier ont flambé, pesant de plus en plus dans le budget des ménages. Même si les taux d’intérêt sont bas, le prix des logements est trop important. L’automobile coûte de plus en plus cher (carburant, entretien, stationnement) et alourdit le budget déplacement. La fiscalité sur nos voitures ne fait qu’augmenter, en particulier sur le stationnement avec d’une part une baisse significative du nombre de places de parking, mais surtout une taxation de plus en plus importante. Les aires de stationnement pour les particuliers se raréfient et encore plus pour les professionnels qui ne peuvent livrer ou travailler. Trop d’artisans renoncent à travailler dans les centres-villes ne pouvant circuler, stationner, sous peine de recevoir un PV. L’impression donnée est que les politiques veulent se débarrasser des artisans, tout en oubliant qu’après Pôle Emploi, l’artisanat est le premier employeur privé de France ! La machine a créé des chômeurs !

L’alimentation a augmenté, alors que la qualité a baissé. La principale hausse est due à la spéculation sur les matières premières, puis la répercussion de la hausse des charges (frais
Généraux, loyers), impôts et taxes. Les secteurs des loisirs, de l’habillement, à la communication, l’électroménager, le son et l’image ont considérable baissé sur la même période. Sur la même période, le prix des Smartphones a considérablement augmenté, tout comme les primes d’assurance et les frais bancaires.
L’augmentation des salaires ne suffira pas à augmenter le pouvoir d’achat, il faut des réformes plus profondes, une réduction des charges, des impôts et contributions diverses afin de faire levier sur les dépenses, et augmenter le solde disponible des familles.

L’indice du taux d’inflation a des répercussions sur notre vie quotidienne (augmentation des prix, du taux de rémunération du livret A, indexation de l’augmentation des salaires, des prestations sociales, et du taux de rémunération des OAT. Plus le taux est important, plus nous payons des intérêts sur la dette et sur les crédits à la consommation. Il est indispensable de revoir entièrement le mode de calcul des indices de l’INSEE, qui ne reflète pas la réalité. Par exemple, l’institution ne retient qu’un forfait de 6% pour le logement (alors que le budget logement représente entre 20 et 40% du budget des ménages français, et même plus pour des milliers de familles.
L’augmentation continue des impôts à un effet dramatique sur les revenus des ménages, surtout les plus fragiles et ceux percevant moins de 3.000 € mensuels, réduisant leur capacité de consommation, leur épargne et les contraignant à faire des choix, réduisant leur pouvoir d’achat. Il est donc nécessaire de réduire les impôts et taxes, de repenser les dépenses publiques, en finançant ceux qui sont nécessaires et en supprimant ceux qui ne servent à rien. Il est nécessaire de régulariser la spéculation sur les matières premières ou de créer un second marché, plus solidaire, entre les producteurs et les consommateurs, en supprimant les intermédiaires, les spéculateurs.
Il est essentiel d’augmenter le pouvoir d’achat des Français et de sortir de l’assistanat qui a prouvé ses limites et les travailleurs souhaitent VIVRE de leur travail. Même si l’INSEE affirme que notre pouvoir d’achat a augmenté, tout un chacun a bien conscience du contraire. Tous les budgets ont augmenté en 20 ans, seuls les secteurs de l’électroménager, de l’informatique et de la vidéo ont baissé.
Le logement représente en moyenne 24,1% du budget des ménages (avec des disparités importantes en fonction de la situation, des revenus et des montants des loyers ou des échéances de crédit).
Le budget automobile représente une part importante du budget des ménages (12%), ou nous pouvons intervenir en proposant des services mutualisés, de l’achat groupé et facilité l’accès aux garages solidaires. Le budget alimentation (15%)  est la part variable avec la santé (3%), l’habillement (6%) et les loisirs (7%) dans le budget des ménages français. Il est possible de manger mieux, tout en réduisant la part du budget alimentation dans le budget général.
L’essor des boutiques solidaires, des épiceries sociales, des magasins de déstockages alimentaires et vestimentaires démontre la baisse du pouvoir d’achat et le besoin de la population d’acheter moins cher. Il en est de même des plateformes internet de déstockage de séjours, de produits divers comme Groupons, vente privée, etc.
Il y a quelques années, M. Mauberhan avait démontré que lorsque son entreprise donnait 100 € bruts à un salarié, ça lui coûtait 150 €. Sur ses 100 €, le salarié payait ses charges et impôts, il ne lui restait que 39 € pour consommer.

Je vous invite à lire le livre de Philippe Herlin « Pouvoir d’achat, le grand mensonge » pour prendre conscience de la réalité.

Une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) de novembre 2008 confirme bien que le revenu disponible des Français a baissé de 440 euros en 8 ans. Une perte qui avoisine les 160 euros pour les 5 % de foyers les plus modestes et 2.500 euros pour les 5 % les plus aisés. […] Les auteurs se sont concentrés exclusivement sur l’impact des réformes sociales et fiscales mises en place sous les deux précédents quinquennats, les évolutions démographiques et celles du marché du travail. Des facteurs qui ne suffisent pas, manifestement, à tout expliquer. »[3]

C’est une réalité, nous avons perdu un important pouvoir d’achat.

Et pourtant, nous continuons à jeter l’argent. « Un jour au bureau (en 2006), un ancien ingénieur du CEA – Commissariat à l’Énergie Atomique – m’a fait une remarque sur la perception à l’étranger de notre pays. Il y a quelques années, le CEA de Cadarache avait reçu des délégations étrangères, dont une Japonaise. À la question : Comment trouvez-vous la France, les Japonais ont répondu : « votre pays est riche, vous dépensez des sommes énormes pour nous recevoir, en renouvellement de matériel non utilisé, en recherche ; mais où prenez-vous tout cet argent ? Nous, nous sommes économes, nous réutilisons le matériel, le réparons, le recyclons et réduisons les frais généraux au strict nécessaire. »
Une nouvelle politique permettrait un rééquilibrage des recettes et des dépenses, une baisse de la pression fiscale et sociale, et donc la création de milliers d’emplois et la relance de la croissance. Il suffit de mieux utiliser les deniers publics.

D’un côté, trop de nos concitoyens paient trop d’impôts (les impôts explosent : 1 057 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2018, 1 070 milliards en 2019… En 2002, le montant n’était « que » de 670 milliards) et de l’autre, trop de nos concitoyens bénéficient d’aides, d’allocations diverses et variées. Mesures qui ne les aident pas à sortir de la pauvreté qui concerne plus de 9 millions de Français, 4 à 5 millions d’enfants.
La politique du logement coûte 40 milliards d’euros par an et pourtant, il y a tant de mal-logé (plus de 4 millions de personnes). Les dépenses sociales absorbent plus de 32% de la richesse produite (contre 22% en moyenne pour l’OCDE) ; et pourtant il y a tant de pauvres, de mal-logé, de chômeurs.
Les entreprises n’arrivent pas à recruter (500.000 offres d’emploi ne sont pas pourvues actuellement en France) ; et pourtant, la France compterait 5 millions de demandeurs d’emploi et près de 10 millions de personnes à la recherche d’un emploi stable (CDI).
Il est temps de réformer en profondeur notre politique sociale et de la rendre plus juste.

Fin 2018, moins de 7 ans plus tard, le mouvement des gilets jaunes a montré la souffrance du peuple français au grand jour et toujours autant d’inaction et d’inefficacité en réponse !
 
Constat :

Notre système est à l’agonie, mais nous continuons de l’exporter et de ruiner d’autres économies comme en Afrique.
« La crise des subprimes n’est que l’arbre qui cache une forêt de perte et de financement douteux. Cette histoire est folle, c’est parce que les banquiers, comme en France, auraient pu restructurer la dette de leurs clients et ainsi éviter de telle perte à court, moyen et long terme. Alors que là, des millions de familles se retrouvent à la rue sans logement et qu’il n’y a pas d’acquéreur faute de crédit et de crédibilité dans le système bancaire. […] L’argent facile ou spéculatif ne doit pas devenir une fin en soi, ni non c’est la fin de notre civilisation. La majorité des licenciements ou des délocalisations n’ont pour origine que de dégager du cash-flow pour rémunérer les actionnaires, au détriment de l’emploi, détruisant l’outil et le savoir-faire de l’entreprise. Il n’est pas possible de distribuer 15% de profit avec une croissance économique de 1 à 3 % en occident. Tous les moyens sont bons pour presser l’entreprise cible, comme une orange ou un citron, afin de gagner de l’argent à court terme. Il n’y a pas de projet d’entreprise à moyen ou long terme. Le futur acquéreur et les suivants le feront, étant donné que ces entreprises passent d’une main à l’autre très rapidement.[4] »
[1] Dossier de création de Crésus 13 – octobre 2010
[2] « Pouvoir d’achat, le grand mensonge », de Philippe Herlin, Eyrolles 2018

[3]http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/le-revenu-disponible-desfrancais-a-baisse-de-440-euros-en-8-ans.html
[4] Analyse personnelle de M. PARIZOT – 2010

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